L'absente

Publié le par Martine

L'absente

Pour rester dans les très bonnes nouvelles, je ne peux que vous parler à présent de celle de ce mois de juillet qui parait chez 15K éditions sous la plume de François Teyssandier et la voix de Guillaume Rousselet.

Cela fait quelque temps à présent que, chaque mois, je vous présente la nouvelle publication mensuelle  à lire et/ou à écouter de cette maison d'édition dont je suis heureuse d'être l'ambassadrice depuis quelques semaines. 

Je vous donne peut-être d'ailleurs l'impression de me répéter mais je ne peux pas faire autrement que vous dire que ces histoires sont vraiment excellentes, toujours originales et abordant des sujets bien souvent inédits. Comme le fait si bien François Teyssandier ici.

Cela fait plusieurs années que ce couple vit ensemble alors que l'amour entre eux s'est enfui si tant est qu'il ait jamais existé. Une rencontre plus ou moins arrangée par des amis, un mariage quelques semaines plus tard, une vie à deux qui démarre et cette routine dont ils s'accommodent mais qui devient insupportable à partir du jour où lui perd son emploi et devient un être quasi végétatif qui se complaît dans son inactivité.

Aussi le soir où sa femme ne rentre pas dans leur appartement après sa journée de travail, cela ne l'inquiète pas. Pas plus que le fait que son absence perdure et même devienne définitive. 

Non, cela ne le gêne vraiment pas. Mieux! Il semble retrouver un certain intérêt pour cette épouse absente, à qui il recommence à parler un peu plus chaque jour, lui trouvant même certains atouts nouveaux! Au point d'avoir envie de sortir à nouveau avec elle...

J'avoue que cette nouvelle, son ton, son rythme m'ont un peu surprise au début. Puis, peu à peu, je me suis laissée prendre, emporter par la voix de cet homme, horripilante à souhait, qu'on aurait envie de secouer une bonne fois pour toutes et auquel on finit pas s'attacher pourtant!

Si l'ironie est omniprésente en première partie, très vite elle laisse la place à l'émotion, à la tendresse, à l'affection si bien que la fin en semble attendue, parait couler de source. Et ce n'est qu'après quelques instants qu'on se rend compte de l'incongruité de cette situation et qu'on en apprécie toute la saveur et la substance. 

Du grand art, c'est sûr!

L'absente
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