La fonte des glaces

Publié le par Martine

La fonte des glaces

Dernier roman lu pour le Prix littéraire de La Passerelle et une lecture qui me laisse assez sceptique sur ce qu'elle m'a apporté et ce que j'en retiendrai.

Déambulant au gré des étals d'une brocante, Louis, retraité, tombe en arrêt devant un pingouin empaillé pour lequel il éprouve un irrésistible coup de foudre et l'achète. Mais ça, on ne le sait pas tout de suite. Car lorsque le roman commence, Louis est au Pôle Nord et marche à la suite de son guide Inuit, Ivaluardjuk. Puis nous le retrouvons en Afrique où nous apprenons qu'il y a été conçu et y est né d'une mère, originaire de Carcassonne, et d'un père comptable. Bref retour sur son enfance africaine pour découvrir que Louis aurait pu être écrivain mais que cela n'a pu se faire suite à la mort de son père, dans d'étranges circonstances déjà. Puis sa jeunesse en France où il est revenu avec sa mère. Son apprentissage d'un "vrai" métier qui lui permet de reprendre la charcuterie familiale dont il hérite par son mariage avec Lise. 

Il n'empêche que Louis est resté un doux rêveur et qu'à présent qu'il est retraité et veuf, il a tout le temps nécessaire pour le faire. Et pour voyager! Ce qu'il va entreprendre histoire d'en savoir un peu plus sur ce pingouin et ce qui l'a tristement conduit à finir sa vie de cette façon sur le stand d'un brocanteur.

D'où la présence de Louis en Antarctique, et tout ce qui va l'amener au fil de ces quelque 280 pages à s'engager plus ou moins ouvertement et clairement (même et peut-être surtout, pour lui) pour la cause de notre environnement, la défense de l'écologie et la sauvegarde de notre planète. D'où ce récit un peu lent au démarrage. Ce qui m'a fait hésiter à poursuivre et cause à présent mon hésitation sur mon ressenti réel.

Car il y a vraiment de beaux, voire très beaux passages, dans cette histoire. Des descriptions majestueuses, des moments de calme et de paix incroyables, auxquels s'ajoutent des scènes très drôles qui m'ont bien fait rire. Une fois que le récit est lancé, il devient très difficile de s'arrêter, de laisser Louis.

Comment ne pas s'attacher à cet homme qui n'a rien fait pour lui tout au long de sa vie? Qui a travaillé parce qu'il fallait le faire, charcutier ou autre chose, pour lui c'était égal. Ce Louis qui n'hésite pas à entreprendre un voyage périlleux, le Pôle Nord, l'Antarctique c'est pas rien, tout simplement parce qu'il a éprouvé un véritable coup au coeur (le premier de sa vie, semble-t-il) pour ce manchot empereur.

Ce roman de Joël Baqué, paru chez P.O.L.,m'a dérangée. Je n'ai pas aimé et j'ai aimé. Je m'y suis ennuyée et passionnée. Son combat est juste et rien que pour cela, il mérite qu'on s'y intéresse. Mais de là à lui attribuer le Prix littéraire de La Passerelle?... 

 

La fonte des glaces
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Commenter cet article

Binchy 23/02/2018 20:39

C'est bien de donner ton ressenti, un peu torturé cet ouvrage à ce qu'il me semble ?

Martine 24/02/2018 09:40

Non, pas torturé, mais un peu fantaisiste et un peu lent à nous mettre dans le vif du sujet. Dommage! Merci Bernadette et gros bisous encore

manou 22/02/2018 13:36

Les lieux sont attirants et le sujet original mais je sens que tu es restée sur ta faim...A voir donc ! Merci pour ton ressenti

Martine 23/02/2018 16:52

Oui, c'est exactement ça. Il m'a manqué quelque chose. Merci Manou!