Nous étions les Mulvaney

Publié le par Martine

Avec deux semaines de retard, je vous parle aujourd'hui du roman de Joyce Carol Oates "Nous étions les Mulvaney" lu dans le cadre du Blogoclub organisé par Sylire et Lisa.
Vous dire tout d'abord que cette lecture m'a littéralement passionnée. C'est simple, je n'ai pas pu reposer ce livre tant que je n'étais pas arrivée à la dernière page (et il y en avait 596!)
Le thème retenu par Sylire et Lisa était la famille. et comme histoire de famille, celle des Mulvaney est une pure merveille tant par le récit que par l'analyse psychologique des caractères que l'auteur nous offre.
Nous sommes dans les années 1960 dans une petite ville de l'état de New-York, Mont Ephraïm, où vit la famille Mulvaney: le père Michaël, entrepreneur en bâtiment, la mère Corinne, un peu (beaucoup?) fantasque, et leurs quatre enfants, une fille Marianne (celle qui va être la cause involontaire de la désintégration de cette famille unie) et leurs trois fils.
Tous vivent en bonne harmonie et dans une tendresse familiale chaleureuse et pleine d'affection. Un petit paradis sur terre en quelque sorte? Non! Pas vraiment! Même si la présence de Dieu est très fortement ressentie (cette histoire se passe dans les années 60 et, à cette époque, l'Amérique du Nord se voulait la plus puritaine qui soit!...)
Tout va se dégrader le jour (ou plutôt le soir) où Marianne va au bal de la Saint-Valentin. Apprétée, jolie comme tout, elle s'attire les regards envieux des autres filles et ceux, plus sournois, des garçons. Meurtrie au plus intime de sa personne, Marianne va d'abord tout faire pour cacher le viol dont elle a été victime. Mais c'est compter sans l'hypocrisie ambiante et la rumeur qui n'aura de cesse de s'amplifier jusqu'à faire éclater la vérité.
La honte s'abat alors sur cette famille unie. Et même si chacun s'efforce de réagir avec ses propres moyens, cette honte va rester, plus forte que tout et briser vraiment cette harmonie familiale.
Je vous l'ai dit plus haut, j'ai beaucoup aimé cette lecture. La montée de la rumeur par vagues successives, les incompréhensions parentales (très agaçantes par moments, surtout celles du père qu'on aurait envie de secouer par les épaules et à qui on voudrait dire "Bon sang, c'est ta fille! Le plus important n'est pas ce que disent ou pensent les autres, mais ce qu'elle ressent, elle!" Seulement, je le redis, nous sommes en 1960 dans une Amérique puritaine à souhaits et c'est comme ça que ça se passe... Et qu'une histoire semblable a pu très certainement se passer... Hélas!...

Je remercie bien volontiers Sylire et Lisa pour cette belle découverte. J'ai inscrit un autre roman de Joyce Carol Oates à mon challenge ABC 2009, j'ai hâte de le lire à présent...

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Commenter cet article
N
un livre sûrement dur à lire mais intéressant par les façons de voir des différents membres de la famille ... 3 garçons, une fille, comme chez toi ! pas toujours facile à gérer, quand l'élément féminin est en minorité  !
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A
Un bon roman pour cet été alors?!!
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M

@ Anne: Sans conteste oui!!!