Autour de nos vieux bancs d’école

Paru aux éditions de L’Harmattan dans la collection Rue des écoles, ce récit
témoignage de Magui Chazalmartin est un véritable hommage aux enseignants, ces instituteurs et institutrices d’un autre temps qui n’avaient d’autre volonté que de transmettre le savoir aux jeunes
générations. Sous-titré « Journal d’une institutrice débutante en milieu rural dans les années 40 », « Autour de nos vieux bancs d’école » est un récit autobiographique qui
évoque les années noires de la deuxième guerre mondiale vécues dans ces régions montagneuses reliant l’Ardèche et la Haute-Loire.
Vous l’aurez compris, Magui Chazalmartin a été institutrice dans l’enseignement primaire et elle a débuté officiellement sa carrière dans l’Education nationale en 1945. Mais ce qu’elle nous
raconte dans cet ouvrage, ce sont justement les années qui ont précédé sa titularisation. Ces années où, jeune femme volontaire, dynamique, courageuse et un tantinet innocente, elle a vécu ses
premières expériences dans des villages où l’école n’accueillait alors bien souvent qu’une seule classe unique. Outre les difficultés inhérentes à une situation de guerre, la jeune Magui va alors
éprouver la rudesse de ces régions montagneuses, les hivers froids qui n’en finissent pas, le caractère parfois hostile des habitants qui ne font pas toujours confiance de suite à cette jeune
personne gaie et enjouée qui n’a pour unique ambition que l’éducation de leurs enfants, l’absentéisme aussi, lié à cet état de guerre et à la vie à la montagne.
Tout ceci et bien d’autres désagréments n’auront pas d’effet contraire sur le caractère résolument optimiste de Magui Chazalmartin. Mieux encore, tout cela va renforcer sa volonté d’enseigner et
lui donner l’occasion de participer largement à l’animation de la vie locale. Partout où elle effectuera ses remplacements, Magui enseignera certes mais aussi organisera avec un enthousiasme à
toute épreuve nombre d’activités extrascolaires qui laissent au lecteur un sentiment d’évidence et de facilité pourtant loin de la réalité de l’époque.
Lu très facilement grâce à l’écriture légère et agréable de Magui Chazalmartin, ce témoignage est une belle leçon de vie à partager avec le plus grand nombre.