La quarantaine de Vani Sarca

Publié le par Martine

Tout ira bien

Tout ira bien

En règle générale, le lundi est consacré à la nouvelle sur ce blog et le Mois italien n'y échappe pas. Voici donc une nouvelle signée Alice Basso écrite pour le recueil collectif "Andrà tutto bene" (Tout ira bien) publié chez Garzanti et dont tous les bénéfices sont reversés à l'hôpital Pape Jean XXIII de Bergame (ville italienne où il y a eu le plus de décès dus au Covid-19).

Vani Sarca, c'est cette jeune femme, écrivain de l'ombre (ou nègre pour personnalités publiques) à qui il arrive régulièrement de mener des enquêtes sous l'imagination fertile d'Alice Basso qui lui a consacré toute une série de romans.

Vani vit à présent à Turin avec son amoureux, le commissaire Berganza, qui a fort à faire pour faire respecter le confinement instauré par le gouvernement italien. Tant et si bien que, dans l'idée de protéger sa compagne de ses allées et venues permanentes, il décide de faire chambre à part et même logement à part, ayant la possibilité d'occuper un studio inhabité en rez-de-chaussée de leur immeuble. Ce qui, bien sûr, déplaît fortement à Vani à qui Berganza a vivement déconseillé de pénétrer dans ce studio, ses efforts d'éloignement devenant alors vains.

Mais si elle respecte, malgré elle, cette recommandation, rien n'empêche la jeune femme de parler à son Cher et tendre du haut de l'escalier séparant désormais leurs deux logements, ni de lui faire quelques courses de première nécessité qu'elle lui déposera devant sa porte. Et la voici partie, gantée, masquée, protégée jusqu'à la supérette la plus proche...

Où elle tombe sur une file interminable, allongée par la distanciation sociale et où elle ne peut qu'être intriguée par l'attitude craintive et brouillonne d'un vieil homme qui visiblement paierait cher pour ne pas se trouver là...

J'ai d'abord acheté ce recueil numérique pour l'acte de solidarité auquel il est associé mais surtout parce que, parmi les auteurs y contribuant, j'en apprécie beaucoup et suis curieuse de découvrir les autres. Parmi les premiers, Alice Basso figure en bonne place avec son personnage récurrent de Vani Sarca. Et là encore je n'ai absolument pas été déçue. J'y ai retrouvé avec grand plaisir l'humour, la dérision que l'auteur manie avec grand talent et essentiellement son sens du rythme et du suspense, saupoudré largement de générosité. Une qualité et une attention dont Vani ne manque certainement pas!

La quarantaine de Vani Sarca
La quarantaine de Vani Sarca
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article