Mot compte double

Quand j'ai découvert les éditions Quadrature au début du printemps dernier, maison belge qui édite trois recueils de nouvelles par an, j'étais curieuse de découvrir leurs ouvrages mais sans plus. Jusqu'alors, si un roman ne faisait pas "au moins" 400 pages, il ne m'intéressait pas. Et même, je m'en rends bien compte aujourd'hui, j'étais assez dédaigneuse.
Mais, outre le fait d'y partager mes bonheurs de lecture, l'ouverture de ce blog m'a permis de rencontrer virtuellement d'autres passionnées et amoureuses des mots et de me laisser tenter par leurs suggestions. C'est ainsi que j'ai appris à apprécier des textes plus courts et, depuis ma rencontre avec Quadrature, à aimer la variété des textes proposés dans un recueil de nouvelles. Du coup, cet été, j'ai lu nombre de ces recueils, ceux de Quadrature en priorité puisque "Les lectures de Martine" et cette Maison sont en partenariat et d'autres aussi dont je me ferai l'écho sur ce blog très prochainement.
A propos de "Mot compte double", j'ai d'abord pris l'habitude d'aller régulièrement sur le blog de l'auteur, Françoise Guérin. Un site à la verve particulière qui lance régulièrement des appels à textes et nous les présente ensuite réveillant chez nous de furieuses envies de lire!
Sur "Mot compte double", je vous dirai qu'il contient seize nouvelles attendrissantes, incroyables, bouleversantes, étonnantes, mystérieuses qui nous révèlent l'âme humaine dans sa grandeur comme dans ses plus mesquines pensées, où tel est pris qui croyait prendre et où il arrive aussi que le mauvais rôle n'est pas forcément joué par celui qu'on croit! Chaque texte a ce pouvoir de nous émouvoir ou de nous énerver, de nous faire bondir ou de nous apaiser, de nous faire crier à l'injustice ou de nous montrer que, finalement, tout est bien comme il devrait être. Sans un mot de trop.
Vous l'aurez compris, j'ai aussi apprécié cette lecture. Françoise Guérin a ce talent de nous amener à faire corps avec ses personnages, de ne pas se contenter du rôle de spectateur. On est partie prenante de chaque texte et on se laisse prendre au jeu des mots, du style, on s'interroge et on réfléchit. C'est bien mené et on en redemande. J'en redemande!
Lu aussi pour mon challenge ABC, lettre G, ça tombe bien!...
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