Envoyez la fracture!

Publié le par Martine

Envoyez la fracture!

Pour alléger un peu avec la lecture très émouvante que je pense terminer ce soir, j'ai lu ce court roman de Romain Slocombe "Envoyez la fracture!" acheté dans sa version Pocket lors du salon du livre Anguille-sous-Roche à Saillans (26) et retrouvé lors du rangement d'étagères fait en début de semaine. Et j'avoue que, même s'il s'agit d'un court roman policier d'une centaine de pages, j'ai bien ri! Le résultat sans doute de la construction narrative originale choisie par l'écrivain Romain Slocombe.

Et de fait le roman commence par un interrogatoire. Celui de l'éditeur Serge Demare par l'inspecteur Koster, suivi immédiatement, dans le chapitre suivant, par la scène que rapporte Demare sur la dernière fois qu'il a vu, vivant, Ambroise Fridelance, caricaturiste talentueux mais malchanceux qui illustre les couvertures des romans policiers populaires que Demare publie. Et ainsi de suite... A chaque fois, un interrogatoire précède la scène racontée par le prévenu. 

Ce qui nous fait comprendre au fur et à mesure des chapitres que Fridelance, en charge d'une épouse handicapée suite à l'accident de voiture dont il est la cause, et endetté jusqu'au cou, a disparu dans l'incendie qui a ravagé l'immeuble du commissaire priseur qui devait proposer, ce jour-là, aux enchères le tabouret, pièce unique estimée à 100 000 €, reçue de son père par Fridelance. Alors, ce dernier a-t-il péri dans cet incendie? Ou en est-il à l'origine, lui qui comptait plus que tout sur cette vente pour se refaire une situation et ne supportait pas les magouilles que semblait commettre à son encontre le commissaire priseur Macquart, dans le but évident de retirer lui aussi un beau bénéfice de cette vente? C'est ce que l'inspecteur Koster tente de tirer au clair tout en devant faire face aux avances ouvertes de la journaliste Nora Bellois, la même qui a mis Fridelance en relation avec Macquart, et, surtout, aux effets de la magie noire à laquelle Fridelance semble avoir eu recours!...

Comme je vous l'ai dit plus haut, j'ai bien ri à cette lecture. J'en ai apprécié le rythme et la présentation particulière. Et, même si ce roman ne fera pas partie de ce qu'on appelle la grande littérature (il reste ce que j'appelle un bon polar potache), il m'a vraiment divertie et ça, c'est déjà énorme!

Evidemment je compte cette lecture pour le Mois du polar chez Sharon., 

Envoyez la fracture!
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S
Merci pour ta participation !
Un roman policier drôle, c'est toujours bon à prendre.
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M
N'est-ce pas?!!