La saga de Cavendon

Publié le par Martine

La saga de Cavendon

Lorsque j'ai reçu le dernier roman de Barbara Taylor Bradford "Les femmes de Cavendon", j'ai été très heureuse! De cette auteur, j'avais déjà lu il y a un certain temps "L'espace d'une vie" et les romans autour d'Emma Harte qui ont suivi ainsi que, plus récemment, "La dynastie Ravenscar" et "Les héritiers de Ravenscar". Or, comme pour ces derniers, parus également aux Presses de la Cité, ce roman-ci est le deuxième de cette saga et, bien qu'on puisse les lire indépendamment l'un de l'autre, je voulais lire les deux. Aussi j'ai été surprise (et ravie) de trouver (et emprunter) le premier volume (400 pages quand même) "La splendeur de Cavendon Hall" au Point lecture du Tambour et de proposer à la bibliothécaire, Julie, de commander la seconde partie, ces "Femmes de Cavendon", soit 375 pages de plus! Je donne ces précisions parce que j'ai lu ces deux romans cette semaine, qu'à eux deux ils contiennent plus de 700 pages mais que je ne peux hélas pas les compter pour le challenge Pavé de l'été de Brize!

C'est une véritable saga que nous propose encore une fois Barbara Taylor Bradford, celle des familles Ingham, le comte Charles de Mowbray, sixième du nom, son épouse Felicity et leurs six enfants, et des Swann, leurs fidèles et loyaux serviteurs depuis plus de deux siècles, actuellement représentée par Charlotte, élevée avec le comte, son neveu Walter, son épouse Alice et leurs enfants Harry et Cecily. En cette année 1913, quand débute le premier roman, tous vivent sur et du domaine de Cavendon dans le Yorkshire, au Nord de l'Angleterre, entouré du personnel du château et des villageois installés sur les terres du comte, sans oublier la doyenne de la famille Ingham, Lady Gwendolyn, tante du comte. Ce dernier et la comtesse ont eu six enfants : deux fils, Guy et Miles, et quatre filles, les quatre D, Diedre, Daphne, DeLacy et la petite Dulcie tout juste âgée de 5 ans 1/2.

Entre mai 1913 et la fin d'année 1920, il y a bien sûr le premier conflit mondial auquel Guy va prendre part. Il y aura aussi des drames, des bonheurs, les premiers mariages, des séparations, des évidences. Tout ce qui remplit des existences, des projets, des souhaits, des rêves, mais aussi de l'imprévu, des bouleversements et des changements d'orientations.

En 1926, lorsque débute le second tome "Les femmes de Cavendon", tous ces personnages ont grandi, évolué, pas toujours dans le bon sens mais "c'est la vie". Le comte a divorcé et s'apprête à convoler à nouveau. Guy a été porté disparu dans les tranchées. Diedre se consacre à son travail au War Office, Daphne et son cher époux Hugo ont cinq enfants, DeLacy a du mal à surmonter sa dépression post-divorce et Dulcie, à 18 ans, rêve d'ouvrir une galerie d'art. Miles quant à lui subit les conséquences de son mariage arrangé avec Lady Clarissa.

Chez les Swann, Walter et Alice oeuvrent toujours sur le domaine avec leur fils Harry tandis que Cecily est devenue une styliste de grande renommée à Londres et se consume toujours d'amour pour Miles. Et Charlotte...

La saga continue. Le spectre du krach boursier de 1929 se profile à l'horizon. Le domaine de Cavendon subit les conséquences de la première guerre mondiale et des bouleversements qu'elle a soulevé notamment dans la vie des femmes.

J'ai aimé ces deux romans pour l'écriture toujours appréciable de Barbara Taylor Bradford, toute en délicatesse et sobriété. Des valeurs telles que la loyauté, la franchise, l'honnêteté y sont mises à l'honneur. L'auteur nous parle d'une époque aujourd'hui révolue ou presque. Il existe toujours une aristocratie en Angleterre mais les domaines ont perdu d'intensité, le travail n'est plus réservé à une certaine catégorie de la population, les mariages avec des roturiers ne font plus (ou moins) scandale. C'est une préparation à notre vie actuelle qui se révèle.

Un seul bémol : les couvertures de ces deux romans qui ne sont absolument pas représentatives des femmes de Cavendon toutes blondes aux yeux bleues, ou auburn aux yeux verts!... Mais ce n'est pas trop important. Seule l'histoire nous captive.

La saga de Cavendon
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P
J'ai beaucoup lu cette auteure. J'ai été déçu de la dernière saga que j'ai lue. J'ai trouvé ça très long pour pas grand-chose. Je ne sais pas si je poursuivrai avec B T Bradford.<br /> Bonne fin de semaine.
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M
Pour ma part, je n'ai pas été attirée par certaines quatrièmes de couverture donc je n'ai lu que ceux que j'ai cité et j'ai bien aimé à chaque fois. Bon week-end, Philippe!
B
Il y a longtemps que je ne rien lu d'elle pourtant j'aime. <br /> Je te souhaite un bel après-midi Martine et à très bientôt.<br /> Gros bisous.<br /> Bernadette.
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M
C'est peut-être l'occasion, Bernadette, même si je sais que tu ne manques pas de lectures!!! Gros bisous et belles lectures ce week-end!