Un jardin dans les Appalaches

Publié le par Martine

J'ai eu le plaisir de découvrir l'écriture de Barbara Kingsolver l'an dernier avec le Blogoclub de lecture qui nous avait proposé de lire "Un été prodigue".
Aussi lorsque j'ai établi la liste des 26 romans à lire dans le cadre de mon challenge ABC 2009, j'ai de suite pensé à cet auteur pour la lettre K et n'ai pas hésité bien longtemps tant ce "Jardin dans les Appalaches" paru chez Rivages me faisait de l'oeil!
Et bien m'en a pris car ce roman relate une expérience unique de vie au contact de la nature comme on aimerait bien parfois en vivre également.
La particularité de ce roman, et ce qui à mon avis en fait tout le charme, est que ce texte est écrit à trois voix: celle de Barbara Kingsolver bien sûr mais aussi celles de son mari Steven L. Hopp et de sa fille Camille Kingsolver.
Conscients des dangers de plus en plus réels et concrets que court notre planète par la faute des hommes, l'auteur et sa famille (il y a aussi son autre fille Lily) décident de s'installer dans une ferme située dans les montagnes des Appalaches et de ne vivre que des produits de leur ferme et uniquement.
Certes cela ne se passe pas sans mal. Mais, résolument optimistes et tirés par l'idée d'une vie simple et naturelle, tous les membres de cette famille "extra-ordinaire" ne nous épargnent rien: ni leurs déconvenues, ni leurs réussites et encore moins tout ce qui les enchante et tombe finalement sous l'évidence.
Avec tendresse et poésie ou plus terre à terre et expérimentale, cette expérience de vie garde son identité d'unique. Avec cette famille, on se rend compte qu'une telle existence, qu'on se contente bien souvent de rêver, est possible.
Mais, car il y a aussi un "mais", est-on prêt à l'envisager sérieusement?
C'est un peu le reproche que je ferais à ce texte. Aussi paradisiaque qu'on veut bien nous la présenter, avec ses bons et ses mauvais côtés (les bons beaucoup plus nombreux que les mauvais en plus), Barbara Kingsolver et sa famille ne vivent cettre existence au contact de la terre et de ses nourritures que pendant un an. Est-ce à dire qu'une vie entière ne peut se nourrir que de la terre?
C'est ce que laisse un peu entendre ce livre témoignage. Sans lui reprocher vraiment cette part d'honnêteté tout à son honneur, on ne peut que regretter son réalisme... Ce qui n'enlève strictement rien à la qualité d'écriture de ce texte et à la beauté des descriptions de cette région du monde encore un peu sauvage.
Une très jolie lecture!
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anjelica 13/07/2009 17:03

Comme toi, j'avais beaucoup aime 'un été prodigue' et l'écriture de Kingsolver et j'ai d'ailleurs 'l'arbre aux haricots' dans ma PAL.

Martine 14/07/2009 10:26


@ Anjélica: Alors j'attends ton avis!... Merci pour ta visite!


sylire 23/06/2009 18:49

Ce manque de réalisme est ce que j'avais reproché à "un été prodigue". je connais le milieu agricole et certains points de vue m'avaient parus farfelus. Mais son écriture est sympa, je suis d'accord !

Martine 24/06/2009 17:25


@ Sylvie: Je l'ai moins ressenti dans Un été prodigue mais là, c'est bien prononcé! Bizzz


clau 23/06/2009 18:10

j'aime beaucoup tes résumés de livre!!on aime ou on n'aime pas!!bzbz

Martine 24/06/2009 17:24


@ Clau: Merci pour cette pensée! Bizzz