Rendez-vous au Sourire d'Avril

Publié le par Martine

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Ce « Rendez-vous au Sourire d’avril » que nous propose l’écrivain Jacques Béal pour la collection Terres de France des Presses de la Cité, plus d’un lecteur serait ravi de l’honorer.

Le Sourire d’avril, c’est le café que rachète Louise Bancquart dans le quartier de Saint-Leu à Amiens au début des années 1950. Un achat que Louise entreprend pour s’offrir un nouveau départ dans l’existence quoi que cela lui en coûte… mais pas au-delà d’un certain prix cependant !

Parvenant dans un premier temps à s’affirmer face au propriétaire du lieu, qui est également, l’agent immobilier qui lui vend son bien, Louise se lance aussitôt dans des travaux de rénovation jugés plus que nécessaires. « Au sourire d’avril » ayant retrouvé une certaine allure, la clientèle ne manque pas de fréquenter le lieu en journée, matin avant d’aller travailler ou soir après une dure journée de labeur. Infatigable, Louise n’a de cesse de rester vigilante et de réserver le meilleur accueil à ces hommes et ces femmes dont dépend majoritairement la renommée de son établissement. Ce qui est loin d’être gagné tant ce quartier de Saint-Leu a mauvaise réputation. Pourtant au fil des années qui s’écoulent inexorablement, Louise assure sa position de patronne de café et s’affirme comme une « incontournable » de ce quartier populaire aux dépends parfois de sa vie personnelle.

Au fil de ce roman à l’accent gouailleur et à l’atmosphère pittoresque, Jacques Béal nous fait vivre le quotidien de toute une population de « petites gens », ceux dont on ne parle jamais et qui, pourtant, écrivent l’Histoire. Avec un indéniable talent de narrateur, l’auteur nous met en présence d’hommes et de femmes, travailleurs, sur les marchés ou derrière un bureau, dont souvent le seul petit plaisir réside dans ce fameux « rendez-vous » au café pour une pause bien méritée à apprécier un petit verre de rouge avec les collègues avant de retrouver l’ambiance familiale ou la dure réalité d’un univers professionnel sans pitié.

Face à eux derrière son comptoir, Louise, la courageuse, celle qui n’hésite pas à redémarrer une nouvelle vie en prenant le risque que son passé la rattrape malgré elle, celle qui devient LA patronne avec le temps et qui force le respect envers et contre tout. Contrainte à chercher en elle une force qu’elle s’étonne de seulement posséder, Louise va réussir à insuffler de la vie à ce quartier qui en a grand besoin. Lorsque l’histoire prend fin, parce qu’il faut toujours écrire le mot « fin » bien sûr, trois décennies se sont écoulées, bon an, mal an. Une trentaine d’années à jamais révolues qui nous laissent un doux parfum de nostalgie et qu’on s’estime heureux d’avoir pu découvrir et partager grâce à ces quelques pages. Une histoire qui se veut terminée. Mais l’est-elle vraiment ?

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