Rencontre avec Marie-Florence Gros

Publié le par Martine

Marie-Florence Gros, auteur de « Tout contre », dont je vous ai déjà parlé ici, était de passage à Valence pour la signature de son roman en fin de semaine dernière. J'ai eu la chance de la rencontrer vendredi matin.

Vous venez de publier votre premier roman « Tout contre » aux éditions Héloïse d’Ormesson, pouvez-vous nous dire qui vous êtes ?

« Je suis née à Valence et la famille de ma mère est ardéchoise. J’ai grandi à Guilherand-Granges, fréquenté l’école du Mazet, le collège de Granges. Cette région reste un point d’ancrage affectif et j’en ai gardé le goût du vent, celui de la pogne et du chocolat aussi et même celui du vélo que je continue à pratiquer à Paris ! J’ai suivi des études de lettres avec un doctorat sur Diderot et de commerce, diplômée d’HEC, avec la ferme intention de travailler dans l’édition. Mais je me suis rendue compte que je préférais écrire des livres. Ma rencontre avec Claude Lemesle, très grand auteur de chansons, a été déterminante. Il a lu ma thèse et m’a proposé d’écrire des chansons à mon tour. Cette écriture-là ne me faisait pas les mêmes peurs, ni ne créait la même retenue. Alors je m’y suis mise…

 

Alors comment passe-t-on de l’écriture de chansons à celle d’un roman ?

J’ai écrit des chansons pour Patrick Bruel, Isabelle Boulay, Chanson bis fluorée et je viens de terminer un album avec un jeune chanteur grenoblois, Donoré. En même temps, l’idée du roman était là. J’ai commencé par poser des mots sur les photographies d’un ami photographe et j’ai écrit un roman ! Puis très vite un second, puis un troisième. Nestor et Andréa sont les héros du premier roman mais on les retrouve dans les deux autres. En les créant, ils ont pris vie et cette vie continue. La chanson m’a aidée à construire ces personnages, à les faire vivre et à faire passer leurs émotions en quelques mots, quelques instants.

 

Pouvez-vous nous parler un peu plus de ce roman « Tout contre » ?

Deux couples vont lier leur histoire en miroir, en antithèse l’une de l’autre. Le premier couple, formé par Andréa et Nestor, cherche une issue à son histoire à travers les mots. Le second, celui des deux jeunes femmes abusées et en perte de leur identité personnelle, cherche une issue dans la fuite. Ces deux couples ont une histoire commune évidente sauf que ce n’est pas la même. Dans les deux cas, les personnages sont en fuite et on les suit comme dans un huis clos. Les jeunes femmes se perdent dans leur tragique destinée tandis qu’Andréa et Nestor se perdent dans leur histoire. Il s’agit là d’un propos commun avec une issue fatale connue qu’on ne peut pas changer. Seule leur volonté de vie leur fera trouver une solution. J’ai voulu cette construction, très « théâtrale », pour mettre en avant cette question de l’identité et de la recherche d’identité qui, pour moi, est très importante. »


Marie-Florence-Gros-2.jpg 

 

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Commenter cet article

Juntos 22/03/2010 10:25


Le parcours de cet auteur est intéressant, il est rare de passer avec talent de la chanson au roman.


Nath 17/03/2010 07:21


C'est génial ces rencontres avec les auteurs qui peuvent nous apporter beaucoup en échanges de leurs mots bien à eux. Moi, le 3 avril, je vais faire la connaissance de M. lethielleux dont j'ai lu
le dernier roman tout récemment et que je te conseille d'ailleurs fortement et qui s'intitule D'où je suis, je vois la lune. Tu peux retrouver mon avis ici : http://nath.over-blog.com.over-blog.com/article-j-ai-lu-d-ou-je-suis-je-vois-la-lune-de-m-lethelieux-46818685.html
A bientôt !


clau 22/02/2010 22:53


sympa.....bzbz Tu vas bien??