La Cousette de Commagnac

Publié le par Martine

la cousette de Commagnac

 

Sous l’empire de Napoléon III, la petite Toine grandit dans le château de Commagnac, dans le Périgord, élevée aux bons soins du propriétaire du domaine M. de la Filolie et de la vieille Mazille qui l’a vue naitre et rester orpheline. Attirée par tout ce qui touche à la mode vestimentaire, aux étoffes et à la manière de jouer avec celles-ci pour en faire de magnifiques tenues, la jeune fille est tout juste âgée de 16 ans lorsqu’elle doit fuir Commagnac où le fils ainé du maître vient de la violer.

Arrivée à Périgueux, la jolie « cousette » se fait engager par Catherine, couturière à façons ayant pignon sur rue dont elle devient une employée très prisée. Sa rencontre fortuite avec Hortense Schneider, une actrice de renom, et les économies qu’elle a pu amasser la conduisent alors jusqu’à Paris où, engagée par la princesse Mathilde, elle devient première dame de la garde-robe princière et se fait appeler désormais Marie-Antoinette de la Filolie, une identité que la jeune femme pense cependant usurpée. Retrouvée par Gauthier de la Filolie, fils cadet du propriétaire du château de Commagnac avec qui elle a partagé ses jeux et bonheurs d’enfance, amoureuse du beau Victor de Teilhac engagé comme zouave dans l’armée Louis-Napoléonienne, Marie-Antoinette ne va alors avoir de cesse de se faire connaître comme couturière et reconnaître comme digne héritière de Commagnac en redonnant vie au château de son enfance et en retrouvant son amour parti se battre au Mexique selon la volonté de l’empereur.

Avec un style unique digne de la plus belle des envolées littéraires, Guillemette de la Borie nous offre ici un splendide portrait de femme pour le compte des Presses de la Cité. Véritable saga romanesque, ce récit nous ouvre les portes du second empire en nous faisant passer par la porte de service. Le service de ces « petites mains » qui œuvrent par dizaines, voir centaines aux soins d’une seule personne. Le service des encore plus démunis entièrement dépendants d’un nobliau de campagne, éloignés de toute civilisation citadine. Mais ce n’est pas tout. A travers la destinée de Marie-Antoinette, c’est aussi les guerres de splendeur souhaitées par Louis-Napoléon et la grande avancée du chemin de fer qui nous sont également contées. Pour notre plus belle curiosité de lecteur.

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

oujette 13/08/2012 23:53


Tiens, il me plait celui-là !! Il me rappelle "Marie doigts de fée", tu l'as lu ? il te plairait!

Binchy 13/08/2012 15:01


Un livre que je vais aimer... Merci pour ce conseil de lecture Martine et très bonne semaine.


GROS BISOUS.