Deux veuves pour un testament

Publié le par Martine

Quel plaisir de retrouver ce cher commissaire Brunetti et surtout d'arpenter à ses côtés les ruelles et les canaux de Venise à bord d'une gondole!...

Quand la jeune Anna Maria Giusti rentre chez elle après des vacances désastreuses dans la famille de son petit-ami, elle est loin de s'attendre à la surprise que lui a réservé sa voisine bien malgré elle. N'hésitant pas, malgré l'heure tardive, à aller récupérer son courrier, recueilli en son absence par la Signora Costanza Altavilla comme elle le fait à chaque fois, chez cette proche voisine, elle la découvre gisant inanimée dans une flaque de sang.

 

Deux veuves pour un testament


Dépêchés sur les lieux, la police et le commissaire Brunetti ne peuvent que constater le décès de la vieille dame. Mais si tout porte à croire, et l'autopsie le confirme, que la Signora Altavilla est morte d'une crise cardiaque et que le sang autour d'elle provient de la blessure à la tête qu'elle s'est faite en tombant et en se cognant contre un radiateur, un sentiment confus qu'autre chose est survenu étreint notre commissaire. Car l'autopsie révèle aussi des marques inexplicables sur le corps de la Signora. Alors, en toute discrétion, Guido Brunetti commence à se renseigner, à enquêter sur la vie de cette vieille dame. Son fils d'abord, un honnête vétérinaire, et son bénévolat ensuite, qu'elle exerce auprès des personnes âgées d'une coûteuse maison de retraite privée d'une part et dans une association de femmes battues qu'il lui arrivait d'accueillir chez elle d'autre part. Beaucoup de mystère et de secrets en somme autour de cette vie et de cette mort d'apparences banales que Brunetti ne peut s'empêcher de vouloir mettre à jour...

Vous dire que j'ai aimé cette lecture serait un doux euphémisme, tellement je l'ai adoré! Cette vingtième enquête du commissaire Brunetti nous fait encore découvrir Venise sous de nouveaux aspects par la simple magie de l'écriture de Donna Leon. Bien sûr qu'on se laisse prendre par cette histoire de mort naturelle qui l'est peut-être effectivement ... ou pas. Mais ce qui nous charme avant tout dans ce roman paru aux éditions Calmann-Lévy, c'est l'atmosphère particulière que l'on ressent au fil des pages. Une nonchalance à l'italienne, une douceur de vivre accentuée par cette période de fin d'automne et ses belles journées encore ensoleillées. "Venise n'est pas en Italie" nous chantait Reggiani sans trop se tromper. Venise est bien en Italie. Mais Venise reste Venise. Une parenthèse, un aparté, un "entre-deux", une ambiance colorée comme elle-seule peut en posséder et nous l'offrir. Venise est bien en Italie pour tout ce qui tourne autour des meurtres et de la criminalité. Donna Leon nous le prouve encore. Et "Venise n'est pas en Italie", pas vraiment, Donna Leon nous le montre encore aussi et de bien belle manière!

Une réussite encore que cette vingtième enquête de Brunetti...

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Binchy 14/03/2014 10:57


MERCI encore Martine ! Je vais le lire très rapidement car j'en ai vraiment très envie.


Très bon vendredi lecture encore et très bon week-end.


GROS BISOUS.


Bernadette.

Martine 16/03/2014 17:05



Super! Tu vas aimer et t'offrir un beau voyage à Venise en prime!!!


Merci et gros bisous, Bernadtte!



Binchy 13/03/2014 10:34


Ce livre m'intéresse, je vais revenir lire tranquillement tous tes articles, j'ai beaucoup de retard... 


Dans cette attente, je te souhaite une très belle journée.


Je ne t'oublie pas et je t'embrasse très fort.


Bernadette.

Martine 14/03/2014 09:55



Merci Bernadette! Gros bisous et bonne journée à toi aussi! Je suis sûre que tu apprécieras le commissaire Brunetti autant que moi!



eimelle 02/03/2014 14:23


Il est dans ma liste d'envies! Parce que Venise!


bon dimanche!

Martine 03/03/2014 12:17



Ne résiste plus! Lis-le!!! :)