Armel Richard artiste aux multiples facettes

Publié le par Martine Galati

 Directeur artistique de la compagnie Double Je, Armel Richard est également comédien, metteur en scène, chanteur, bonimenteur présentateur «quand il le faut» mais surtout «un intermittent du spectacle» qui essaie «d’apporter quelque chose de différent.» «J’ai arrêté mes études en 1ère, fait plein de petits boulots, passé un CAP de photo aux Beaux Arts de Cambrai, travaillé un peu dans la pub (pas longtemps car j'étais en désaccord avec les idées qu’on y défend!). J'ai même créé des couvertures pour des journaux syndicaux. Ce qui m’a valu de me retrouver permanent à FO, de plaider aux Prud’hommes et d’apprendre à parler en public, à défendre et à convaincre.» Une équivalence du bac peut alors le faire entrer à l’université où «j’ai obtenu une maîtrise de philo tout en travaillant le soir.» et le voilà promu maître auxiliaire, toujours dans son Nord natal. Avec son ami accordéoniste Arnaud Van Lanckeur, il monte la compagnie du Tirelaine (du nom d'un des personnages de la Cour des Miracles). Il écrit ses premières chansons et les chante dans des festivals. «Dans ma vie, constate-t-il, j’ai fait l’inverse d’un carriériste. Une carrière à l’envers qui est, pour moi, à l’endroit car plus j’avance et plus je fais ce que j’ai envie de faire.» Son parcours artistique le conduit dans le Sud de la France, dans les Corbières «j’y ai découvert le théâtre de rue». En 2000, il s’installe à Pont en Royan dans le Vercors et commence à travailler comme intervenant théâtre à Valence avec la Mission Insertion Musique et dans un centre d’éducation fermé. «En même temps, j’ai rejoint la compagnie Double Je d’abord à Valence puis à Bourg-lès-Valence depuis un an et demi. Avec elle, nous avons créé l’Ecole Supérieure de la Rue où je donne des cours de philo pendant les festivals. C’est un concept assez particulier, difficile à diffuser, que nous aimerions développer avec la future Médiathèque.»

La compagnie Double Je propose des shows d’improvisation et du théâtre d’imposture (ou théâtre invisible) où les comédiens se fondent dans une situation réelle et y créent une imposture théâtrale en tirant vers le burlesque. «Nous avons aussi un solo «Vendeur d’enfer» où je vend la félicité éternelle pour le prix d’une demi-heure de pédalo sur le lac d’Annecy en m’inspirant beaucoup de la mythologie grecque.» Dans la future médiathèque municipale, Armel Richard souhaite développer le concept de l’Ecole supérieure de la Rue mais aussi «créer un cabaret avec des musiciens (accordéoniste, chanteur, pianiste et saxophoniste) en y invitant régulièrement d’autres artistes et en donnant à découvrir des chansons, des poèmes, des mini scénettes de théâtre, des sketches un peu décalés. Le titre est déjà trouvé «Paré au décalage.»

Puisse ce projet parvenir à décoller.

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david 25/06/2008 21:01

j'aime bien les cours / débats  de philo d'Armel Richard qu'il dispense une fois par mois ! Belle idée inspirée de Michel Onfray !On y apprends des concepts qu'on développé les philosophes, c'est une approche de la philosophie accessible à tous publics, super !

Béatrice 12/06/2007 08:41

C'est ce qu'on appelle un beau parcours.
Bonne journée à toi aussi!

4nne 11/06/2007 15:36

J'adore tous ces artistes dont malheureusement les médias ne parlent pas assez, tant ils sont occupés à trouver leur nouvelle "star"...J'aimerais savoir si ce monsieur a un site internet...

MarcaTh 11/06/2007 08:48

Quel parcours riche et intéressant!...

Zau 10/06/2007 21:52

l'idée à l'air belle.....
j'ai encore jamais fait festival-philo, et pourtant on a refait plusieurs fois le monde dans les festivals, les copains et moi (surtout au petit matin,,, ;) )
bonvent à lui