L’instinct d’Inez

Publié le par Martine


Je profite du retour de ma connexion Internet (pour combien de temps ? Le technicien vient lundi, j’espère qu’il pourra nous dépanner !...), je profite donc de ce moment pour vous parler (enfin) de la lecture choisie par les participants au Blogoclub pour le 1er mai sur le thème du Mexique (en référence au salon du Livre de Paris qui mettait à l’honneur le Mexique).

L’œuvre choisie par la majorité : « L’instinct d’Inez » de Carlos Fuentes.

Autant vous le dire tout de suite, pour la deuxième fois, je n’ai pas accroché du tout à cette lecture. Je tempère un peu mon propos. Je suis quand même allée au bout de ces quelques 200 pages (dans la réédition chez Folio). Ce que je ne suis pas arrivée à faire avec « Onitsha » le roman de JMG Le Clézio lu pour le 1er mars)

A la décharge de Fuentes, il faut dire que l’écriture est belle, soignée et très agréable à lire. On prend plaisir à suivre l’histoire d’amour improbable de ce couple un peu hors norme même si la personnalité ambiguë, voire tourmentée d’Inez nous laisse un sentiment diffus de gêne et, disons-le, d’incompréhension.

Ce roman se déroule à Londres en 1940. Le célèbre chef d'orchestre français Gabriel Atlan-Ferrara monte « La damnation de Faust » d'Hector Berlioz. Il rencontre une jeune cantatrice mexicaine Inès dont il tombe, de suite, fou amoureux. Ce coup de foudre est-il réciproque ? L’histoire ne le dit pas, hélas ! En deux autres occasions, toujours lors de représentations de Faust, le couple va se rencontrer à nouveau. Des rencontres douloureuses pour Gabriel et quasi indifférentes pour la belle Inès qui, entre temps, a acquis son titre de Diva et se fait appeler désormais Inez Prada.

A cette histoire d’amour impossible se mêle celle d’une femme au destin tragique qui a vécu bien des siècles auparavant, à l’aube de l’humanité, peu avant les grandes glaciations. Cette femme hante l’esprit d’Inez. Tout comme elle, cette femme a trouvé refuge dans le chant.

Ce deuxième récit est un véritable hymne au Temps et à la Femme, deux thèmes visiblement chers au cœur de Carlos Fuentes. Cette seconde partie est véritablement splendide seulement…

Je vous l’avoue, je n’ai pas réussi à établir un lien entre ces deux histoires. C’est sans doute pour cette raison que je n’ai pas adhéré à cette lecture. Quelque chose m’a échappé. C’est dommage. Mais comme je vous l’ai dit plus haut, ce roman reste un vrai bonheur de lecture. Donc… aucun regret !

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Arlette 04/05/2009 21:24

Une lecture qui foisonne au niveau des symboles , des personnes qui trouvent leur écho dans la mémoire de l'humanité aussi bien chez A ne que chez Ne il .Un roman qui ne laisse pas indifférent au niveau de sa force !

Martine 09/05/2009 16:43


@ Arlette: J'y ai surtout apprécié sa qualité d'écriture, magnifique! Bonne journée!


Schlabaya 03/05/2009 19:36

Intriguant.... Cette présentation donne quand même envie d'en savoir plus.

Martine 09/05/2009 16:42


0 Schlabaya: C'est parce que ce roman mérite d'être lu! Bonne journée!


sylire 03/05/2009 14:17

Nos avis se rejoignent tout à fait.

Martine 09/05/2009 16:41


@ Sylire: C'est néanmoins une très belle lecture. Merci Sylvie!