Camille Brissot auteur à 17 ans

Publié le par Martine Galati

Aînée de deux sœurs, joueuse de basket depuis environ sept ans, elle vient de passer les épreuves anticipées du bac «français et SVT» et sera en terminale à la prochaine rentrée scolaire. Surtout Camille Brissot est passionnée de lecture. «J’aime lire. Tout ce qui me tombe sous la main : les romans jeunesse, d’aventures, policiers... Tout sauf les biographies et autobiographies.», s’exclame-t-elle. Auteur des «Héritiers de Mantefaule» publié dans la collection Cascade des éditions Rageot et disponible actuellement dans toutes les librairies et autres points de vente, Camille Brissot a commencé à écrire «pour de vrai, en fin de 3ème vers 14 ans. A ce moment-là, j’aimais bien la période du Moyen-âge, les histoires de chevaliers. Situer mon roman à cette époque me permettait plus de libertés d’écriture et laissait une plus grande part à l’imagination. J’ai d’abord situé le lieu, l’époque puis les deux personnages principaux : les jumeaux Aelys et Arthur. Il me semblait intéressant de mêler une jeune fille à mon histoire. Parce que j’en suis une et que je pouvais plus facilement la comprendre et surtout parce que cette époque met toujours les garçons en avant. J’ai donc voulu inverser cette situation.» «Au départ, raconte-t-elle, il n’est question que d’Aelys. Arthur intervient plus tard. Exacts contraires l’un de l’autre, le frère et la sœur ont cependant deux caractères bien trempés. J’ai également mis dans l’histoire un méchant (il en faut bien un) et des personnages secondaires auxquels je me suis aussi attachée. Toute la trame de ce roman réside dans deux questions «Séparés à leur naissance, les jumeaux princiers Aelys et Arthur seront-ils enfin réunis?» Et «les portes du château de Mantefaule finiront-elles par s’ouvrir devant eux?» Camille Brissot a écrit ce roman en seulement trois mois. «Il s’agissait d’une première esquisse. Comme j’avais déjà derrière moi l’expérience de mes deux premiers romans (non publiés), je connaissais un peu la marche à suivre avant d’envoyer mon manuscrit à un quelconque éditeur. Je l’ai relu, corrigé, allégé et pour avoir un avis différent de celui de ma famille, j’ai écrit à Pierre Bottero auteur de «la quête d’Ewilan», un roman que j’ai particulièrement apprécié. Il m’a répondu et nous avons commencé à correspondre par voie postale puis par l’Internet. Ces échanges autour de mon livre (corrections, relecture, réécriture) ont duré un peu plus d’un an jusqu’au jour où, sur les encouragements de Pierre Bottero, j’ai envoyé mon manuscrit chez Rageot.» La suite, l’accord de publication «j’ai vraiment été très heureuse que tout ce travail finisse par porter ses fruits», de nouvelles corrections, relectures, certains passages à alléger «tous ces contacts par courrier ou par téléphone avec l’éditrice Caroline Westberg», c’est à présent un premier livre publié et deux nouveaux romans en route «Le premier, contemporain, est terminé. Pierre Bottero le relit. Et le second, en genre fantastique, est en cours d’écriture. J’espère le terminer mais cela, je ne le sais jamais à l’avance. Tout à coup l’histoire peut s’arrêter.» Alors courage Camille! Motivée et talentueuse comme elle l’est, l’avenir littéraire de cette jeune fille semble pour l’instant bien prometteur.

Publié dans lectures jeunesse

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Quichottine :0010: 16/02/2009 12:33

Je ne l'ai pas lu, mais ce que tu écris est un bel hommage à ce jeune talent.Merci.