En love mineur

Publié le par Martine

En love mineur

Difficile de ne choisir qu'une "bonne nouvelle du lundi" quand tout un recueil est excellent et nous fait partager autant d'émotions que d'histoires.

Ce bonheur à lire, c'est Dominique Costermans qui me l'a offert hier après-midi quand, pensant à ce rendez-vous hebdomadaire auquel je tiens beaucoup, je me suis emparé de ce recueil paru chez Quadrature et qui n'attendait que ça, que je l'ouvre enfin et le lise!

Ce recueil, ces dix-sept nouvelles qui le composent, c'est d'abord et avant tout une invitation au voyage, en Belgique bien sûr (où réside l'auteur et où se situent les éditions Quadrature) mais aussi en Italie, Rome principalement, au Portugal, en Crête et même en France! 

Alors certes, me connaissant, j'aurais pu ne retenir qu'une des nouvelles ayant pour cadre mon Italie. Mais ç'aurait été désobligeant vis à vis des autres nouvelles car, je me répète, c'est vraiment l'ensemble du recueil qui est excellent. La façon dont les nouvelles sont assemblées, se suivent, se complètent, se rejoignent, passent de l'une à l'autre comme si un fil invisible les reliait les unes aux autres pour n'en faire qu'une seule et unique histoire, à la fois personnelle et multiple. 

Ici, c'est d'amour dont il est question. Mais, comme le titre l'indique, il ne s'agit pas forcément d'amour intense, de passion, de grand amour. Non, ce que Dominique Costermans s'amuse à nous conter dans ces dix-sept nouvelles, ce sont des instants, des préludes, des évocations, ce qui pourrait être, ce qui va sûrement advenir, ce qui a été, et ce qui pourra ou pourrait encore être. Ces moments brefs, courts, dont on n'a pas toujours conscience ou qui nous reviennent en tête parfois, de manière inattendue, et auxquels on pense alors avec émotion. Ces moments flous où rien n'est décidé mais où tout est mis en place. Déjà.

Les cadres, aussi évocateurs et idylliques soient-ils, ne sont finalement qu'un support, enchanteur certes, mais pas forcément déterminant. Ici ou ailleurs, ce qui compte vraiment dans ces histoires, c'est l'ambiance, l'atmosphère, la complicité, la connivence, l'empathie que l'on ressent vis à vis des protagonistes. L'émotion, sous divers aspects, qui nous étreint alors n'en devient que plus forte et plus douce. On se laisse porter par ces histoires que les mots, l'écriture maîtrisée de Dominique Costermans nous restituent et nous font partager.

Ces histoires, ce sont un peu les nôtres. Elles sont universelles tout en demeurant uniques parce que vécues et ressenties par une seule, ou deux personnes seulement, à ce moment-là. C'est là toute la beauté et la qualité de ces nouvelles.

Cette lecture me permet une première participation au Mois belge chez Anne.

 

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Philippe D 23/04/2018 21:11

Je les ai lues et les ai trouvées trop courtes, en général.
Bonne semaine.

Dominique Costermans 30/04/2018 16:13

En matière de nouvelles, la frustation est un bon signe ;-)

Martine 30/04/2018 16:09

Dommage...

Anne 23/04/2018 12:09

Une jolie lecture ! Je me suis acheté le recueil à la dernière Foire du livre, il m'attend sagement...

Martine 30/04/2018 16:09

Bonne future lecture, Anne!

Binchy 23/04/2018 10:24

Je te souhaite une douce semaine Martine et je t'embrasse très fort.
Bernadette.

Martine 30/04/2018 16:09

Merci Bernadette! Gros bisous

Dominique Costermans 23/04/2018 10:15

Merci !

Martine 30/04/2018 16:09

:-)