Petit Papa Noël

Publié le par Martine

Petit Papa Noël

Dimanche dernier, quand j'ai pris connaissance de la chronique de l'Oncle Paul, j'ai eu de suite très envie de lire la nouvelle qu'il nous présentait. Comment résister à son titre en effet? "Petit Papa Noël", on ne pouvait pas faire plus d'actualité. Le fait également qu'elle soit parue dans la collection Noire Soeur des éditions numériques Ska a encore ajouté à mon souhait de lire cette nouvelle signée Louisa Kern. Et comme j'ai bien fait!

Martin est un jeune garçon d'une dizaine d'années. Tous les soirs, en sortant de l'école, il joue aux jeux vidéo sur l'ordinateur avec son copain Jérémy, également son voisin de palier, avant de faire ses devoirs. Et tous les soirs, son père rentre en premier à la maison et, gare si Martin fait quoi que ce soit qui lui déplaise, c'est la raclée assurée! D'ailleurs les coups tombent même si Martin n'a rien fait. Alors justement, ce soir-là, quand Martin et Jérémy se font surprendre en train de jouer sur l'ordi, la raclée n'a besoin d'aucun prétexte...

Sauf que, sa mère n'étant pas encore arrivée, Martin reçoit des coups sur tout le corps et même sur le visage. Ce qui se voit forcément. Et quand, le soir-même, Martin reçoit un mail très étrange, émanant du Père Noël en personne, le certifiant de son existence et lui demandant de lui répondre en écrivant ce qui le comblerait vraiment, le jeune garçon n'a pas une seconde d'hésitation. Et, mieux encore, il donne le nom de son copain Jérémy pour que, à lui aussi, le Père Noël écrive.

Et ce matin, d'un air à la fois excité et mystérieux, Jérémy chuchote à Martin qu'il lui est arrivé quelque chose d'extraordinaire. Mais ce n'est pas le moment d'en parler. Ce matin-là, Martin et sa mère se préparent à se rendre ... aux obsèques de leur père et mari.

Même si la fin est assez prévisible, j'ai apprécié cette nouvelle pour la façon sensible, réaliste et à la fois cynique dont Louisa Kern aborde ce sujet délicat des violences physiques pratiquées au sein de la cellule familiale et leurs redoutables conséquences. Cette nouvelle se présente comme en huis-clos, unité de lieu, unité de temps, pour un seul drame. L'innocence de l'enfant qui n'arrive pas à croire qu'il ait pu réellement écrire ce qu'il souhaite de tout son coeur est ici bien malmenée. Son incompréhension et la culpabilité qui l'accompagne pourraient s'apparenter à du soulagement. Or il n'en est rien. On en est même très loin sous les mots de Louisa Kern qui pointe du doigt et d'une plume remarquable les effets dévastateurs de la violence familiale.

 

 

 

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cheznous62 28/12/2017 16:47

Ce livre doit être très prenant ... une manière de dénoncer les maltraitances ... avec ve livre accessible à tous en cette période d'autant plus !
Je te souhaite une belle fin d'année Martine et un bonne entrée dans l'an nouveau qui s'avance !
Bises de Nicole

Binchy 28/12/2017 14:48

Oui en effet, un titre d'actualité... J'imagine l'histoire...
Je te souhaite d'agréables fêtes de fin d'année Martine et je t'embrasse très fort.
Bernadette.