Oui

Publié le par Martine

Oui

Quand Adriana Langer a annoncé sur Facebook la publication de sa nouvelle "Oui" dans la revue littéraire québécoise Moebius, je n'ai eu qu'une envie : la lire au plus vite. De cette nouvelliste de talent, j'avais déjà lu quelques oeuvres parues dans la revue Rue Saint-Ambroise et, surtout, son premier recueil "Ne bougez pas" qui m'avait diablement émue.

Seulement... la revue Moebius étant québécoise, il me fallait la commander directement au Québec. Chouette, me suis-je dit alors, ça tombe bien pour le rendez-vous de Karine et Laurence "Québec en novembre". J'ai donc contacté la revue par mail. Et leur réponse m'a appris que celle-ci était disponible auprès de La librairie du Québec à ... Paris et que je m'éviterais ainsi bien des lourdeurs d'acheminement postal. Aussitôt appris, aussitôt commandée! Un service ultra rapide, livraison pour 1 euro (oui! oui!) et en 48 heures! Que demander de plus? Rien, si ce n'est une visite que je me suis empressée de faire à la-dite librairie lors de mon court séjour parisien la semaine dernière.

Après tout ça, j'ai finalement lu la nouvelle d'Adriana Langer "Oui" parue dans le dernier numéro, le 145, sur le thème "Comme il vous plaira".

"Oui", c'est la réponse spontanée que lance cette femme de cinquante ans à l'invitation à un repas proposée comme un défi par un homme plus âgé au moment de se quitter après leur rencontre lors d'une réception chez des amis communs. Certes il ne s'attendait pas à une telle réponse, à une telle spontanéité surtout. Et elle, a bien noté avec quelle impulsivité il lui a fait cette invitation, se surprenant lui-même.

Commence alors l'attente de ce rendez-vous. Puis la préparation pour ce soir-là. Ni l'un, ni l'autre ne sont de première jeunesse. Chacun a vécu ses propres histoires, ses propres expériences. Ce rendez-vous résonne en eux comme une promesse d'avenir, de beaux instants à vivre encore parce que, même à leur âge, la vie n'est pas finie. Le bonheur peut encore arriver.

Cette nouvelle, j'en ai apprécié chaque mot, chaque phrase, chaque paragraphe, chaque passage, tantôt par sa voix à elle, tantôt par sa voix à lui. Leurs hésitations, leurs doutes, leurs craintes, leurs espoirs, rien n'échappe à la plume douce et sensible d'Adriana Langer. L'écriture est d'une telle délicatesse, dégage un véritable charme et nous séduit. Forcément. Du moins, moi, je suis séduite.

Mise à part la nouvelle d'Aliénor Debrock, nouvelliste belge, toutes les autres publiées dans cette revue sont signées par des auteurs québécois, me semble-t-il. Auteurs que je lirai prochainement pour vous en parler en ... novembre.

Juste une précision encore, au Québec, un nouvelliste est appelé nouvellier. Voilà!

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