Le zilien

Publié le par Martine

Le zilien

Mardi, en vue de la soirée de ce vendredi 13 février au cours de laquelle la Maison de la Culture Arménienne recevra l'écrivain turque Pinar Selek à ma médiathèque La Passerelle dans le cadre des manifestations programmées pour commémorer le centenaire du génocide arménien de 1915, j'ai lu "Parce qu'ils sont arméniens" ouvrage paru aux éditions Liana Lévi. Et cette lecture témoignage m'a donné un sacré coup de bourdon.

Aussi pour éviter de m'enfoncer davantage, j'ai attrapé sur ma PAL ce "Zilien", dernier roman de Luc-Michel Fouassier que ce dernier m'avait offert il y a déjà quelques temps. Et bien m'en a pris! Car en quelque 85 pages, ce roman paru chez Luce Wilquin m'a fait sourire et même éclater de rire à plusieurs reprises.

Mais d'abord qu'est-ce qu'un Zilien? Pour qui n'appartient pas au petit monde fermé de l'Education nationale, ce nom peut sembler bien mystérieux. Un zilien mesdames et messieurs, c'est un enseignant titulaire remplaçant du premier degré qui va d'une Zone d'Intervention Localisée à une autre et, à ce titre, peut être amené à assurer plusieurs classes, plusieurs niveaux d'enseignement au cours d'une année scolaire ou n'en assurer qu'un dans le même établissement en fonction de la durée d'absence de l'enseignant en place.

C'est ce qui se produit pour ce zilien-ci. Et on le suit bon gré, mal gré tout au long de son année scolaire, de la rentrée de septembre aux vacances d'été suivantes, trimestre par trimestre, dans des situations parfois cocasses, parfois étonnantes voire incroyables mais toujours amusantes et même franchement drôles.

C'est la porte d'un univers, un monde un peu abstrait que nous ouvre Luc-Michel Fouassier. Pour avoir connu un certain nombre d'enseignants (avec cinq enfants, rien de plus facile, je vous assure!), je ne pensais pas vraiment que l'école puisse être comme ça ou tout au moins perçue de cette façon. Comme quoi, j'ai encore bien des choses à apprendre et c'est tant mieux!

Entre les présentations d'élèves, les rencontres avec les parents, les réunions diverses et variées, conseils de classe ou d'école, les personnalités de ses confrères et consœurs enseignants ou dirigeant, leurs petites manies ou grandes habitudes, le personnel administratif, notre zilien a fort à faire en peu de temps pour prendre ses marques et trouver sa place au sein de son école provisoire. Et si, en plus, je vous dis que ce zilien-là a décidé d'en faire le moins possible, vous comprendrez de suite les situations cocasses voire improbables dans lesquelles il se retrouve bien involontairement.

L'humour affleure à chaque page et cette lecture a le mérite de nous distraire à plus d'un niveau. C'est bien écrit, très agréable à lire, très rythmé, avec des scènes mémorables et des évidences qui nous font tomber les bras. Un seul regret, ce "zilien" se lit beaucoup trop vite!

Je remercie Luc-Michel Fouassier pour ce beau cadeau d'une efficacité thérapeutique redoutable!

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Pahi 12/02/2015 18:38

Coucou Martine,
Voilà un livre comme j'aime en lire après une lecture "lourde" et cela rééquilibre les choses.
J'ai pu lire plusieurs livres ces derniers temps dans lesquels il est question de l'horreur qu'ont vécue les Arméniens en 1915 ; la Drôme a d'ailleurs été l'un de leurs régions d'adoption (merci Madame Françoise Bourdon !)
Gros bisous, chère Martine, et bonne soirée à toi.

Martine 13/02/2015 09:15

Effectivement Valence (et Bourg-lès-Valence) accueille une importante communauté arménienne. D'où le nombre important aussi de manifestations programmées pour la commémoration du génocide. Gros bisous, ma chère Denise, et bonne journée!