Comment j'ai appris à lire

Publié le par Martine

Comment j'ai appris à lire

Continuant dans ma série d'essais réflexion sur la lecture et l'écriture, je viens de finir "Comment j'ai appris à lire" d'Agnès Desarthe dont la réédition au Points sort ce 22 mai.

Outre une évocation de ses souvenirs d'enfance et de jeune fille confrontée à l'apprentissage de la lecture (qui l'a ennuyé au plus haut point) et qui ne voyait aucun intérêt à lire pour tromper son ennui de petite fille, l'auteur nous livre aussi ici une belle réflexion sur l'utilité de la lecture. Pourquoi savoir lire est-il si difficile pour les uns et aussi facile pour d'autres, tout ce que peut nous apporter et nous apporte la lecture, le lien étroit que celle-ci entretient avec l'écriture, les nécessaires obligations des programmes scolaires qui, au lieu de favoriser le goût de lire, développent plutôt un rejet de la lecture et les innombrables avantages et plaisirs infinis que nous procure cette pratique!

Bien sûr j'ai beaucoup aimé cette lecture qui m'a donné aussi à réfléchir sur mes propres émotions vis à vis de la lecture, ce qui me pousse à lire autant et à me souvenir comment, moi aussi j'ai connu l'ennui à l'école dès mon CP, pour avoir appris à lire quasiment toute seule l'été précédent chez ma chère grand-mère poussée par la curiosité suscitée par un grand et beau livre illustré trouvé dans la chambre de jeune fille de ma mère.

Ce livre, c'était "Les petites filles modèles" de cette chère Comtesse de Ségur. Ah! Comme je les ai aimées ces si douces Camille et Madeleine, cette espiègle Marguerite et cette incorrigible Sophie! C'est pour mieux savoir ce que ces petites filles aux robes si jolies se disaient que j'ai commencé à assembler les lettres entre elles, puis les syllabes, les mots, les phrases demandant sans cesse à ma grand-mère de me conforter dans ma bonne déduction ou de me corriger si besoin!

Cet été et ce souvenir sont à jamais inscrits en moi. Même si j'en ai souffert par la suite notamment en classe, je ne regrette pas ces moments passés auprès de ma chère grand-mère et toute cette connivence et cette confiance qui restent à jamais inscrites en moi.

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Alex-Mot-à-Mots 16/05/2014 09:26

Mes très bons souvenirs de lecture remontent pour moi à l'adolescence quand je lisais le matin alors que la maison dormait encore.....

Martine 17/05/2014 14:01

Ah! Ces instants pris au temps quand la maisonnée est encore endormie! De merveilleux moments pour moi aussi!...

florence 15/05/2014 23:16

Comme vous deux, je me cachais aussi pour lire car le soir je devais éteindre la lumière à 20 h 30. Alors je lisais sous mon oreiller avec les touches 8 allumées de ma calculatrice..!!!! Bises

Martine 17/05/2014 13:59

Je crois que nous sommes nombreux/nombreuses à avoir lu en cachette sous la couverture! Merci Florence! Gros bisous

Pahi 15/05/2014 14:23

Chère Martine,
Ton billet est extrêmement émouvant et je suis heureuse pour toi que tu puisses encore te nourrir de si beaux souvenirs d'enfance.
La couverture du livre présenté est tout aussi émouvante...
Quant à moi, je me suis cachée pour lire et heureusement il y avait la bibliothèque de la classe. Je me suis rattrapée depuis :)
Gros bisous et belle après-midi à toi.

Martine 15/05/2014 18:52

Maintenant que tu en parles, ma douce amie, moi aussi je me cachais pour lire parce que mon père trouvait que c'était du temps perdu! Mais j'étais un peu plus âgée, ce n'était pas Comment j'ai appris à lire! ;)
Décidément... une similitude supplémentaire...
Je t'embrasse bien fort!

Mélopée 15/05/2014 14:12

Très intéressant ! J'avais entendu Agnès Desarthe évoquer cette période de sa vie et ça avait l'air d'être particulièrement laborieux effectivement. Je vais tenter de me le procurer car la thématique m'intéresse.

Martine 15/05/2014 18:48

Je n'ai qu'un conseil, surtout si la thématique t'intéresse : lis-le! :)